Drew Henry prend la direction artistique de Courrèges à partir de mai 2026
Moins d'une semaine après l'annonce du départ de Nicolas Di Felice, la maison Courrèges propriété d'Artémis, la holding de la famille Pinault a confirmé l'arrivée d'un créateur discret mais solidement expérimenté, issu des coulisses des plus grandes maisons de mode.
Courrèges ouvre un nouveau cycle créatif avec la nomination de Drew Henry au poste de directeur artistique, effective à compter du 6 mai 2026. Âgé de 38 ans et né en Afrique du Sud, ce designer formé à Central Saint Martins à Londres succède à Nicolas Di Felice, qui a quitté la maison après cinq années marquées par un renouveau salué par la critique et une présence renforcée dans le calendrier de la mode parisienne.
Une réaction rapide pour éviter toute vacance créative
La célérité de cette nomination reflète la détermination d'Artémis société d'investissement contrôlée par la famille Pinault, qui détient Courrèges depuis 2018 à assurer une continuité sans rupture à la tête de la maison. Drew Henry travaillera aux côtés de Marie Leblanc, présidente-directrice générale, avec pour priorité d'accélérer le développement international de la griffe tout en préservant son identité futuriste et minimaliste, héritage direct d'André Courrèges.
Son expérience et sa lecture aiguisée du paysage de la mode contemporaine font de lui le profil idéal pour conduire Courrèges vers sa prochaine étape.
Un parcours construit à l'ombre des grands noms
Drew Henry appartient à cette génération de créateurs qui ont forgé leur savoir-faire dans des rôles stratégiques mais discrets, au service des directeurs artistiques les plus influents du secteur. Il a notamment collaboré étroitement avec Phoebe Philo chez Céline, puis participé au lancement de la marque éponyme de la créatrice. Il a également occupé la direction du design chez JW Anderson avant de rejoindre Burberry en 2023, où il a exercé les fonctions de vice-président du design des défilés sous la supervision de Daniel Lee.
Ce profil de designer de l'ombre reconnu pour sa rigueur technique autant que pour sa capacité à s'inscrire dans des esthétiques fortes sans les effacer suggère une volonté de Courrèges de s'appuyer sur une vision cohérente et maîtrisée, plutôt que sur une rupture spectaculaire.
Un défi : préserver l'héritage tout en ouvrant de nouveaux marchés
Le principal enjeu pour Drew Henry sera de prolonger l'élan enclenché par son prédécesseur qui avait su ancrer Courrèges dans la modernité sans trahir son ADN spatial et géométrique tout en portant la marque vers une stature plus internationale. La maison, après une phase de reconstruction réussie, aspire désormais à conquérir de nouveaux marchés, notamment en Asie et en Amérique du Nord, où son histoire avant-gardiste reste une carte maîtresse.
